À l’approche de l’été, la galerie in camera présente « Le bel été », une exposition collective regroupant les oeuvres de treize photographes de toutes nationalités : Koto Bolofo, Philippe Bordas, Alexandra Catiere, Claudine Doury, Louis Faurer, Amy Friend, Lara Gasparotto, Julian Germain, Laurence Sackman, Jean Noël de Soye, Mark Steinmetz, Thomas Vandenberghe et Bertien van Manen.
« À cette époque-là, c’était toujours fête. » in Le bel été de Cesare Pavese.
À l’origine de la photographie, il y a la lumière qui inscrit sur le support une image du réel, véritable peinture solaire. Ce soleil se retrouve au coeur du corpus de l’exposition d’été de la galerie in camera et fédère treize artistes pourtant bien différent.e.s dans leurs pratiques.
Silences tonitruants des vagues, jeux d’enfants et moments suspendus au soleil peuplent les instants capturés de Bertien van Manen, Louis Faurer ou Jean Noël de Soye.
Loin des chahuts, les adolescents du camp de vacances d’Artek (Ukraine) que Claudine Doury photographie, semblent bien calmes et tentés d’occuper leur ennui. Cette impression de temps suspendu se retrouve dans la sensualité des tirages de Laurence Sackman.
Travaillant dans une vénérable tradition de traque photographique faisant la part belle au hasard, Mark Steinmetz observe ces enfants que les vacances d’été amènent à arpenter les rues et les parcs. Le photographe britannique Julian Germain capture avec humour et humanité des bribes de vie au bord de la mer.
Une poésie silencieuse émane des photographies de Lara Gasparotto, souvent enrichies de gouache et de pastel, et un sentiment d’éternité parcourt les tirages constellés de lumière d’Amy Friend. Au Burkina Faso, Philippe Bordas a suivi les cavaliers Mossi, descendants de la garde équestre d’un ancien roi local, qui parcourent à cheval les rues de Ouagadougou.
La photographe biélorusse Alexandra Catiere nous invite à composer les vies et les discussions des instants au soleil des amoureux assis sur les bancs publics à Coney Island. Dans les images du photographe belge Thomas Vandenberghe, l’été ressemble à un lointain souvenir de jeunesse métamorphosée par la chambre noire, où l’intimité semble se camoufler.
Et lorsque Koto Bolofo présente une femme, assise dans l’herbe, le noir et blanc ne nous empêche pas de saisir la chaleur du soleil sur sa peau nue. Les ombres la révèlent, comme elles révèlent l’instant méditatif du temps présent.